Ces actes retracent de manière interactive ces trois journées d’échanges, de débats, de conférences, de spectacles, d’ateliers pratiques et de communications scientifiques. Elles ont été soutenues par le programme Graduate+ “La formation par la recherche” (Agence Nationale de la Recherche – Structuration de la Formation par la Recherche dans les Initiatives d’Excellence).
Comment la création musicale pour le jeune public s’empare-t-elle, sur scène, de la question du vivant ? De nombreuses œuvres musicales pour l’enfance et la jeunesse transmettent des imaginaires sonores et visuels du monde animal, végétal et minéral qui questionnent nos relations à l’enfance, au vivant, et nos perceptions des liens qui les unissent. C’est pour tâcher de mieux les saisir que l’Institut ARTS (Université Jean Monnet de Saint-Étienne) et RamDam, réseau national des musiques jeune public, se sont associés pour une école d’hiver dédiée aux récits du vivant sur la scène musicale jeune public.








À la croisée de la recherche scientifique, de la création artistique et de l’expertise culturelle, cette école d’hiver a réuni chercheuses et chercheurs, artistes, étudiant·es et professionnel·les de l’enfance et de la culture pour mener une réflexion collective sur les questions suivantes : sur quels récits communs du vivant s’appuient les productions musicales pour le jeune public ? Sur quels héritages esthétiques et représentations artistiques s’appuie la scène jeune public pour donner à voir et à entendre à l’enfant des animaux humains ou des plantes qui pensent ? En quoi la métaphore animale est-elle un terrain de jeu, inépuisable source d’inspiration et point de rencontre entre la culture enfantine et l’écriture adulte ? Comment montrer la diversité des rapports de l’humain à son environnement, des manières contrastées de vivre la condition humaine ? Mais aussi, selon quelles modalités, dans quels espaces et écosystèmes circulent ces œuvres ? Quels messages et discours sont véhiculés, à l’adresse de ceux considérés comme les citoyens de demain mais aussi êtres habitant le monde aujourd’hui ? Partant de là, quelles représentations de l’enfance sont convoquées ?